Les affreux

couv32230349« Grandir et crever. Même avec plein de choses au milieu, c’est pas une vie. »D’un jour à l’autre, un homme perd l’usage de son corps. Pas tout à fait mort, plus réellement vivant, il assiste, impuissant, au spectacle d’un monde sur lequel il n’a plus prise. Lâche, cruel, vulgaire. Le monde tel qu’il est ou tel qu’il le voit?

Dans un souffle furieux, porté par une langue heurtée et sans cesse réinventée, ce roman raconte la déchéance d’un homme et, au-delà, l’impossible communication dans une société qui court à sa perte.

Mon avis :

Tout d’abord je tiens à remercier PriceMinister qui m’a permis de découvrir ce livre grâce à l’événement « Les matchs de la rentrée littéraire 2012 ».

J’avais entendu parler de cette jeune auteure (21 ans) sur la toile et à la télévision. J’ai tout de suite été intriguée par son premier roman. En effet, c’est l’histoire d’un homme, Alfonse, qui va avoir un AVC, les séquelles seront énormes puisqu’il perd toutes ses capacités physiques, il est prisonnier de son corps. On suit son histoire, sa vie qui change du tout au tout, le choc dans son entourage, sa femme, ses amis… Il est là sans être là. Le choc est violent pour tous.

On apprend qu’Alfonse menait une double vie depuis 2 ans, qu’il s’apprêtait à prendre une décision irréversible dans sa vie mais malheureusement il n’en aura pas l’occasion.
Le jour où sa femme Clarisse apprend l’envers du décor, elle sombre dans la dépression, Alfonse sera accueilli chez son frère qu’il n’a pas vu depuis de nombreuses années, et le choc en sera encore plus violent.

Alfonse nous fait vivre l’enfer qu’il vit dans ce corps qui ne répond plus et en même temps nous offre une vision sur le monde et sur la déchéance humaine qui l’entoure.

Ce roman est bouleversant, même violent. Pas seulement dans les mots, mais dans le style, Chloé Schmitt transmet cela son écriture, les phrases courtes, laissées en suspens… Le style lourd qu’on peut ressentir en lisant ce livre, ne fait qu’accentuer l’horreur que vit Alfonse. Ce qui est le plus surprenant c’est la façon dont cette histoire nous est racontée, surtout par une jeune femme de 21 ans qui a un recul impressionnant sur le monde et sur le mutisme provoqué par l’AVC.

« C’est ça le problème de toujours reporter au lendemain… Parfois le lendemain, il se pointe jamais !… »

Ma note : 15/20

Toutes les infos sur ce livre ici : Les affreux de Chloé Schmitt

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